Les pratiques coercitives de la psychiatrie

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Introduction: nuire aux malades mentaux plutôt que les aider

Avec le développement rapide des programmes de « centres publics de santé mentale » pour les individus présentant des troubles mentaux, il est temps de se demander quel est l’état de la santé mentale dans la société actuelle.

Dans ce livret, « centre de santé mentale » et « psychiatrie communautaire » sont des termes qui n’ont pas d’équivalent français exact. Le concept exprimé est celui d’établissements psychiatriques en ville, au plus proche de la population, dans le but d’assurer le suivi psychiatrique des patients hors de l’hôpital (en ambulatoire). Les centres d’accueil, les CMPP, les hôpitaux de jour correspondent à ce concept en France.

Aux États-Unis, la nouvelle Commission-Liberté sur la santé mentale a publié un rapport en 2003 qui prétendait que « des traitements efficaces de pointe, essentiels pour la qualité des soins et la guérison sont maintenant disponibles pour la plupart des maladies mentales graves et des troubles émotionnels sérieux. » Pour ceux qui ne connaissent pas grand chose à la psychiatrie et aux centres publics de santé mentale, cela semble être une nouvelle d’importance. Cependant, que sont exactement ces « traitements » ? Ils consistent principalement en une prescription de drogues. Ces drogues sont appelées neuroleptiques (du grec : saisir les nerfs, le nom reflétant la manière dont les drogues agissent telle une « lobotomie chimique »).

Un rapport de 2004 estimait le coût global des neuroleptiques utilisés pour le traitement des patients considérés schizophrènes, à plus de 10 millions de dollars par jour (8,2 millions d’euros) pour l’ensemble du territoire américain seulement. Le traitement est habituellement un traitement à vie.

Mais si l’on considère que l’état de santé mentale dans la société actuelle n’est pas très bon – malgré les milliards dépensés – quel devrait être le prix à payer pour des soins de qualité permettant la guérison et le retour à une vie productive ? Selon des recherches expérimentales indépendantes menées hors du cadre psychiatrique, la réponse à cette question est : « très faible ». En effet, les soins ayant comme résultat la guérison et la réintégration peuvent être très bon marché. Ils peuvent aussi être rapides, stables et, encore plus important, sans drogue.

Dans une étude portant sur 8 ans, l’Organisation mondiale de la santé, a mis en évidence que des patients présentant des troubles mentaux sévères dans 3 pays sous-développés, et dont les traitements ne reposent pas sur les drogues – l’Inde, le Nigéria et la Colombie – allaient beaucoup mieux que leurs homologues américains et que ceux de quatre autres pays développés. Une étude de suivi est arrivée à la même conclusion.

Dans les années 70, aux États-Unis, l’expérience menée par feu le docteur Loren Mosher à Sotéria House, se basait sur l’idée que la schizophrénie peut être soignée sans drogue. Les patients de Sotéria qui ne prenaient pas de neuroleptiques, étaient ceux qui se portaient en fait le mieux comparés à ceux sous traitement psychotrope. Des chercheurs Suisses, Suédois et Finnois ont refait cette expérience et ont trouvé des résultats identiques.

En Italie, entre 1973 et 1996, le Dr Giorgio Antonucci a démantelé un des services psychiatriques les plus oppressifs en traitant des patients souffrant de profonds troubles mentaux avec compassion, respect et sans drogue. En quelques mois, le service le plus violent devint le plus calme.

Dans son livre Être fou en Amérique, Robert Whitaker révélait, qu’au cours des 25 dernières années, les résultats pour les personnes traitées pour « schizophrénie » n’avaient fait qu’empirer. De nos jours, ces résultats ne sont pas meilleurs qu’au début du XXe siècle, alors que les États-Unis sont de loin les plus gros consommateurs de neuroleptiques, tous pays confondus.

Qu’est-ce que cela signifie ? Ainsi que vous le dira tout scientifique qui se respecte, une théorie n’est bonne qu’aussi longtemps qu’elle marche. Il sait que lorsqu’il rencontre des faits qui s’éloignent de la théorie, il se doit de poursuivre sa recherche afin de la modifier ou la rejeter sur la base des évidences alors découvertes. Depuis près de 50 ans, le psychiatre a affirmé que le « traitement » unique des « maladies » mentales est la prescription de neuroleptiques. Cette idée repose sur une erreur. La vérité, c’est que non seulement droguer les malades mentaux n’est pas nécessaire, mais en plus c’est coûteux (et donc rentable…), et cela provoque des effets secondaires qui endommagent leur cerveau et leur vie.

Cette publication expose cette erreur en détails, ainsi que l’escroquerie et les autres mensonges psychiatriques. Cette information aide à comprendre les raisons pour lesquelles les psychiatres attaquent toute alternative et solution aux problèmes des troubles mentaux.

La vérité, c’est que nous n’avons pas simplement à faire à un manque d’aptitudes ou de méthodes scientifiques. En fait, des déclarations anodines telles que « Il existe une évidence claire que les nouvelles classes de médicaments peuvent mieux traiter les symptômes de schizophrénie et de dépression avec des effets secondaires nettement amoindris » ne sont soutenues par aucune preuve, et constituent tout simplement une fraude médicale.

L’approche psychiatrique des traitements des malades mentaux les plus atteints repose sur une « mauvaise science » et une « mauvaise médecine » qui se révèlent être très rentables pour la psychiatrie. La vérité, c’est qu’il existe de véritables alternatives pour remplacer les traitements nuisibles de la psychiatrie qui détériorent le mental, le cerveau et le corps.

Actuellement, la psychiatrie cherche à imposer partout le dépistage des maladies mentales sur les adultes et les enfants. Il est urgent que tous ceux qui ont un intérêt dans la préservation de la santé mentale, de la santé physique et de la liberté pour leur famille, leur communauté et leur nation, lisent cette publication. Quelque chose doit être fait afin de mettre en place une véritable aide pour ceux qui en ont besoin.

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