Une réalité brutale: les traitements nuisibles de la psychiatrie

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Introduction: Des vies détruites

Le traitement par électrochocs – également connu sous le nom de thérapie électroconvulsive (ECT) ou sismothérapie – et les « traitements » psychochirurgicaux semblent faire leur retour. Pourtant, depuis leur découverte, ces pratiques ont suscité un conflit acharné, opposant les psychiatres qui ne jurent que par elles et la multitude de victimes et leurs familles dont la vie a été complètement détruite par leur application. La psychochirurgie et les électrochocs sont-ils des thérapies valables ou guère plus qu’une boucherie en guise de traitement ?

Pour quiconque s’est senti mal à la vue d’images d’électrochocs ou d’opérations de psychochirurgie, la réponse ne fait aucun doute : ces méthodes s’apparentent bien plus aux tortures physiques imposées par un inspecteur de la Gestapo qu’aux thérapies dispensées par un vrai médecin. Cependant, les personnes qui ont vu de telles images sont rares – en particulier parmi les législateurs – et plus rares encore sont celles qui ont assité directement à des électrochocs ou opérations du cerveau.

Les psychiatres essaient de donner à ces méthodes une légitimité médicale : un cadre hospitalier, des assistants en blouse blanche, des anesthésiques, des médicaments relaxant les muscles et un équipement à l’apparence sophistiquée. Lorsqu’elles sont utilisées en dernier recours, après que toutes les autres tentatives aient échoué (généralement un assortiment de divers médicaments psychotropes), on omet d’expliquer les conséquences aux patients et aux familles. Pire encore, lorsque des objections sont émises, elles sont rejetées.

Dans les discussions destinées à convaincre les patients réticents, on se garde bien de mentionner que ces deux procédures sont extrêmement lucratives pour les psychiatres et les hôpitaux. En effet, elles sont suivies de « soins » psychiatriques continus, longs et coûteux, qui garantissent ainsi aux psychiatres du travail et des revenus.

De plus, Cynthia James (nom d’emprunt) pourrait en témoigner : si tout le reste échoue, les psychiatres n’hésitent pas à recourir à l’humiliation et à la peur pour extorquer le « consentement » au traitement. En 2001, Cynthia consulte un psychiatre pour cause de dépression. Celui-ci lui prescrit des médicaments psychiatriques. Suite à l’apparition de mouvements du corps incontrôlés – résultant directement des dégâts causés par les médicaments sur son système nerveux – son psychiatre lui recommande les électrochocs, ce qu’elle refuse. Quelque temps plus tard, lorsqu’elle est admise à l’hôpital pour une cure de désintoxication, on lui propose une nouvelle fois des électrochocs. Face à son refus, le psychiatre lui affirme : « Vos peurs ne sont que des superstitions cubaines et si vous ne recevez pas ce traitement, vous allez mourir. » On lui administre alors cinq séries d’électrochocs.

Voici ce que son mari a constaté : « Après le traitement aux électrochocs [...] la mémoire de ma femme a fortement diminuée. [...] Même si l’anglais est sa seconde langue depuis 42 ans, elle a perdu presque toute sa capacité à le parler et le comprendre. [...] Toute l’expérience a été une tromperie, un mensonge, un coup par derrière. [...] Non seulement sa dépression n’est pas guérie mais elle a maintenant des problèmes de mémoire [...] nous sommes tous les deux indignés de ce qui s’est passé. C’est comme si on l’avait violée sous mes yeux. »

Les traitements aux électrochocs et la psychochirurgie étant très lucratifs, ces pratiques font l’objet d’une complète désinformation, entretenue en grande partie par les psychiatres. Mais il existe aussi de nombreux scientifiques qui critiquent ces méthodes.

En 2004, le Dr John Friedberg, un neurologue qui a mené des recherches pendant plus de 30 ans sur les effets des électrochocs, a déclaré ce qui suit : « Il est très difficile de traduire en mots ce que le traitement par électrochocs inflige aux gens… il détruit leur ambition et… leur vitalité. Il les rend plutôt passifs et apathiques… En outre, de mon point de vue, l’amnésie, l’apathie et le manque d’énergie que cette thérapie engendre sont les raisons pour lesquelles… ils (les psychiatres) continuent à l’administrer. »

En tant que victime de la psychochirurgie, et non des électrochocs, Mary Lou Zimmerman sait ce que veut dire perdre son ambition et sa vitalité. En juin 2002, un tribunal a condamné la Cleveland Clinic dans l’Ohio à verser une compensation de 7,5 millions de dollars (6 millions €) à cette dame de 62 ans, pour une opération de psychochirurgie qu’elle avait subie en 1998. Elle était alors à la recherche d’un traitement qui la guérirait de sa compulsion à se laver les mains.

Sur son site Internet, cette clinique se vantait d’un taux de réussite de 70 %. On a dit à Mme Zimmerman que pour les 30 % de patients restant, leur état demeurait inchangé mais il n’empirait pas.3 Elle y subit donc une opération qui consistait à percer quatre trous dans son crâne pour en extraire quatre fragments de cerveau, approximativement de la taille d’une bille. Depuis cette opération, elle est dans l’incapacité de marcher, de se tenir debout, de manger ou même d’aller aux toilettes seule. Son avocat, Robert Linton, a déclaré qu’elle « a tout perdu, si ce n’est la conscience d’être maintenant à ce point différente… Elle est totalement handicapée et nécessite des soins en permanence… »

De nos jours, rien qu’aux États-Unis, la thérapie par électrochocs rapporte près de 5 milliards de dollars par an à l’industrie psychiatrique. Toujours aux États-Unis, les personnes âgées de 65 ans reçoivent 360 %de plus d’électrochocs que celles de 64 ans depuis que l’assurance publique Medicare prend en charge les soins à partir de 65 ans. Cela prouve indubitablement que l’utilisation de l’ECT n’est en aucun cas dictée par la compassion médicale, mais bien par le profit et l’avidité. Même si la psychochirurgie est moins fréquente aujourd’hui, près de 300 opérations de ce type, dont la lobotomie préfrontale, sont encore pratiquées chaque année aux États-Unis.

En dépit de justifications scientifiques fumeuses, la brutalité de l’ECT et de la psychochirurgie montre bien que la psychiatrie en est restée au stade de la cruauté et du barbarisme de ses tout premiers traitements. L’objectif de ce rapport est de faire en sorte que ces « traitements », au même titre que le fouet, la sangsue et la flagellation, soient interdits et reconnus pour ce qu’ils sont : des actes criminels.

Vidéos et Articles supplémentaires

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Regardez ces extraits du DVD Psychiatrie: la vérité sur ses abus, « Les origines de la psychiatrie » et « La destruction du cerveau en guise de traitement miracle. »

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